
Les colombes semblaient des notes blanches sur l’azur du ciel, comme les paroles d’Abul-Beka étaient des notes d’harmonie dans le silence de l’après-midi.
Ils lui demandèrent :
« Maître, quel est ton Nom ? »
Il leur dit :
« Ne me limitez pas en me donnant un nom. Il vous suffit d’avoir un nom pour ce corps que je revêts et ce rôle que je joue face à l’existence.
Seuls ceux qui se transcenderont eux-mêmes connaîtront mon Nom. Car mon Nom demeure en tous les cœurs.
Nombreux parmi ceux qui sont venus à cette École du Monde ont été confondus par leurs noms et adorés par leurs noms ; mais non pour la Vérité qu’ils prononcèrent et qui enferme leur vrai Nom.
Sachez que l’on ne connaît le Nom d’un chemin que lorsqu’on le parcourt. Suivez votre chemin et vous connaîtrez mon Nom. En attendant, soyez les amis du Silence car mon Nom est frère du Silence. »
Abul Beka