Je regarde longuement la mer, cette inconnue,
Si grande, si belle, si attirante, si mystérieuse.
La mer, grande dame, que nul ne peut dompter.
Elle ne fait que ce qu’elle veut, au gré de son humeur,
Aucun homme ne peut lui donner un ordre,
La calmer quand elle est en fureur,
L’énerver quand elle d’ « huile »
Lorsque je suis triste ou
Que je m’ennuie,
C’est auprès de Toi,
Méditerranée
Que je me réfugie,
C’est à toi seule,
Que je confie mes chagrins.
Alors, comme une amie,
Tu les prends, les noies, au milieu
De tes flots,
Et ils se brisent
Avec un grand fracas
Sur les roches du rivage...
Pourquoi m’impressionnes-tu ?
Oh ! toi que j’aime tant
Regarder, écouter…
Que ferais-tu de moi,
Si un jour tu m’attrapais
Dans ton remous ?
Aurais-tu pitié,
Ou bien, m’entraînerais-tu
Dans tes profonds abîmes,
D’où nul ne revient jamais ?
(1980)